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Une rencontre certainement peu enviable |Noah|

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Nathanael J. York
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MessageSujet: Une rencontre certainement peu enviable |Noah| Dim 21 Mar - 21:25

7 heures, 8 heures, 9 heures… Quelle heure pouvait-il bien être ? Au vu des premiers rayons de soleil que l’on pouvait apercevoir, certainement vers 7 heures encore. En tout cas, la fatigue commençait à se faire sentir, et l’appel du sommeil était plus terrible que jamais. Pourtant il n’était que le matin, mais Matthew avait courut toute la nuit durant aux quatre coins de la ville. Pourquoi ? Oh, seulement pour assouvir la folie dépensière d’Emily. Et oui, Vegas est la ville qui ne dort jamais, et ses magasins non plus d’ailleurs. Alors parfois, son amie prenait le rythme du vampire, et restait éveillée la nuit pour profiter d’un homme en pleine forme. Et il en fallait de la forme pour parcourir la ville entière en recherche de robes, chaussures et jupes ! Surtout pour au final ne dépenser que peu ! Mais au moins, il pouvait apprécier ces quelques moments avec Emily. Mais après cette « nuit de folie », la jeune femme s’était endormie dans la voiture du vampire, qui avait alors été obligé de la raccompagner chez elle avec ses quelques achats. Après cela, il s’était décidé à manger un morceau, bien que ce soit plutôt du sang frais qui aurait put l’attire, puisque n’ayant pas chassé de la nuit. Il s’installa alors à un fastfood installé à deux rues de chez son amie, et commanda un café et des gaufres. Beaucoup ! De gaufres. Ce qui effraya d’ailleurs la serveuse qui semblait si appétissante. Il était là le problème pour les vampires, c’est que chaque émotion était décuplée, lui donnant une pulsion animale. En ce moment, sa faim le tiraillait tellement qu’il pouvait manger autant qu’une dizaine de personnes réunies.

Installé contre une fenêtre, Matthew pouvait encore savourer la journée, le soleil n’étant pas encore assez haut dans le ciel pour éclairer la façade du restaurant. Il pouvait alors regarder aller et venir les passants, ne distinguant bien souvent que des formes lorsque les voitures passaient par là et reflétaient les rayons du soleil vers lui. Satané soleil. Voilà que Matthew était obligé de porter des lunettes de soleil à l’intérieur du restaurant. Au moins, il pouvait passer pour quelqu’un de peu sobre, et surtout avec un très beau mal de tête. Du coup, il était tranquille. Assez rapidement, la serveuse apporta deux assiettes de gaufres et un grand café. Matthew, lui, ne se laissa pas prier pour attaquer son repas. Un peu de sirop et hop, c’est goulument que le vampire avala de nombreuses bouchées.

Cependant, malgré la fin, une certaine odeur vint interrompre le festin. Une odeur qui lui était bien particulière, mais qui pourtant n’était que peu rarement annonciateur de bonne nouvelle. Cette odeur ? Celle d’un vampire. Malheureusement pas celle de William ni la sienne, mais bien un inconnu qui venait d’entrer dans le fastfood. Il y avait quelque chose de particulier avec l’odeur qu’émanait un vampire, c’était que plus l’être était âgé, plus l’odeur de décomposition était forte et pourtant indécelable pour un humain. Et là, il n’y avait pas à dire : ça empestait le mort. C’était assez rare de croiser d’anciens vampires – ou au moins aussi ancien que celui qui venait d’entrer ici. Et pourtant, ça ne manquait jamais à Matthew, qui ne put s’empêcher de se serrer contre le mur, se pencher au dessus de ses gaufres, et ne regarder que sa nourriture ou la rue. Il était hors de question que ce matin un de ses confrères ne viennent l’ennuyer. Il n’avait qu’une seule envie : finir son repas, rentrer, prendre un dernier verre de sang et dormir. Pourtant, il ne savait pas pourquoi, mais il sentait que ce plan n’allait certainement pas être mis en application.

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Dawn E. Pierce
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MessageSujet: Re: Une rencontre certainement peu enviable |Noah| Mar 23 Mar - 22:00

L'horizon allait pointé son nez et j'allais de nouveau devoir enfiler mes lunettes. Non pas que le soleil puisse me faire quelque chose – depuis le temps – mais cela était toujours le cas à Vegas. C'était classe, cool et j'adorais le nouveau modèle que j'avais obtenu il n'y avait pas plus de deux jours après avoir remercier comme il se doit le vendeur bien entendu. Je passais distraitement ma langue sur mes dents rencontrant par la même occasion la pointe de mes deux canines acérées. J'avais pour habitude en rentrant chez moi ce genre de soirs comme celui-ci de vagabonder. La nuit n'était jamais réellement assez longue pour me satisfaire et bien qu'une personne normale aurait eu le besoin de rentrer chez elle pour avoir un teint quelque peu frais – après une nuit à servir et à boire avec ses clients, c'est assez compliqué pour d'autres personnes apparemment – mais moi, j'avais besoin d'autre chose pour me persuader que je n'avais pas perdu ma journée.

J'étais du genre à ne jamais être satisfaite et cela avait le chic pour me compliquer la vie ces derniers temps. On ne pouvait plus chasser à profusion à Vegas – qui, fut-il un temps, avait été la ville dirigée par des vampires – depuis que ces satanés hunters étaient dans les parages. Dans un hochement de tête qui accompagné ma pensé, j'esquissais un sourire assez communicatif qui fit sourire béatement l'ivrogne qui passa près de moi – pas assez néanmoins pour frôler ma peau, je n'allais tout de même pas laisser la moindre chance qu'il puisse ruiner mes chaussures ! Je suppose que c'était leur idée, leur but principal en s'engageant ici : éviter le plus de meurtres et cela avait l'air de marcher du moins pour moi. J'avais l'expérience et je savais me contrôler comparé à tous ces nouveaux nés que Meagan semblait créer ces dernières années. Cela devait être le fond du problème, ils étaient beaucoup trop. « Ils » ? Oh, je ne suis certainement de la même espèce de ces monstres difformes avide de sang et de massacrante. J'ai premièrement bien plus d'expérience, de classe et bien entendu de jugeote. Je ne vais certainement pas attisé le feu de peur qu'il me brule quoique cela peut être une merveilleuse idée si on a du temps et qu'on aime – comme c'est mon cas – ça. Malheureusement pour mon bien être vampirique, j'étais déjà sur un coup et cela me prenait plus de temps que je le pensais. Je haïssais ma mère qui m'avait certainement donné ce gêne de la perfection. Je voulais que tout soit toujours parfait pour ce genre de massacre, perversion – tout dans les règles de l'art pour sûr – mais bon, je suppose qu'elle l'avait assez bien payé d'une certaine manière.

J'évitais de nouveau un ivrogne en suivant pourtant du regard sa destination. Je détestais me contenter de ce genre de personne. Leur sang avait le don de vous rendre exécrable – comme après une énorme gueule de bois par exemple – et je n'avais certainement pas besoin de ça. Je tirais la langue de dégout avant de me tourner vers le fast food devant moi illimitée par de grossières lumières tapageuse. Oh ! Vegas faisait dans l'extrême qu'importe soit le domaine. Quoique là, c'était sérieusement du mauvais goût. Je n'y aurais pas fait plus attention que cela si je n'avais pas – dans mon sillage – croisé la tête brune d'une personne connue. Je ne pouvais pas réellement parler de quelqu'un que je connaissais « intimement » mais je le connaissais suffisamment assez pour savoir qui il était. « Matthew Jefferson ». Le protégé de William. J'esquissais une horrible mine de dégout tandis que les éloges de Will fourmillaient dans mes pensées. Vraisemblablement, on pouvait dire à son allure – et à ses lunettes – que personne ne viendrait lui parler. Il était l'image même de celui qui tente de décuver et donc celui à éviter pour ne pas que cela se fasse sur vos vêtements. J'avoue que de bon matin, se serait tout sauf la joie !

Je n'ai pas du tout l'habitude de rentrer dans ce genre de « restaurant » bien qu'il faut dire qu'en ce moment, je n'ai vraiment le temps de rien avec en plus cette gamine à surveiller. Je soupire lourdement – je suppose que ce n'est que pour ce genre de fonction que nous respirons encore, pour exprimer nos sentiments d'une manière très ouverte afin d'attirer l'attention. Je jetais un dernier coup d'œil à l'ivrogne qui continuait de tituber un peu plus loin avant de hausser les épaules. Je passerais plus tard chez Sean, il est du genre à garder du sang en bouteille un moment afin de ne pas sauter sur les gens, tu genres « je suis un gentil vampire qui ne tue que pour survivre ». La poisse ! De nos jours, on peut contenter de ce genre de truc que ce genre Matt était entrain d'avaler goulument. Eurk.. Comment peut-il manger ça sans aucune manières ? Je passais l'entrée en ignorant les regards sous entendu des hommes assis au comptoir et celui de la serveuse qui me regardait d'un air mauvais. Je produisais toujours ce genre de réaction. Si tu veux me ressemblais ma jolie, il te suffirait de m'offrir ta carotide et ton sex appeal sera réglé en quelques secondes enfin si tu parviens à te retenir de massacrer tout ceux qui se trouvent ici.

Je finis par m'asseoir à une des tables vides, celle juste devant celle où le jeune vampire s'était assis. Je savais que mon odeur flottait dans l'air mais de là à la repérer, j'en doutais. C'était ça le problème avec les autres vampires, vous ne pouviez rien faire contre leur odorat du moins celui des anciens et de ceux qui n'ont que ça à faire que de les peaufiner. Vous aviez beau mettre des tonnes de parfum, cela ne servirait à rien sauf peut être à les rendre malade. On ne peut pas faire disparaître l'odeur d'un corps en putréfaction. Dommage.. Je me serais bien amusé encore un tout petit peu tout de même.

Je haussais de nouveau les épaules tandis que je voyais du coin de l'œil la serveuse hésité à venir me voir. Vraiment des impolies les mortels de nos temps, pas possible ! Il y avait un temps où ils étaient bien plus polies et succulent – avec les drogues de nos jours, un vampire peut rapidement planer si il ne sait pas choisir sa ou ses victimes. D'un geste rapide, je retirais mes lunettes Dior pour la fixer de mes prunelles intense. Finalement elle fit un pas vers moi tandis que je tendais l'oreille pour voir ce que faisait mon charmant voisin. Elle finit par s'adresser avec moi en – le croyait-elle – dissimulant la rancune que je pouvais lui faire éprouver à ma simple vue. Ce n'est pas qu'elle se rendait compte de ce que j'étais – si cela avait été le cas, il n'y aurait plus personne dans le fast food – mais elle savait que j'étais tout ce qu'elle ne serait jamais. De plus, elle n'avait certainement pas l'habitude d'accueillir des « gens » comme moi tout les jours.

-« Qu'est-ce que je vous servirais.. Mademoiselle ? »
-« Hum.. » commençais-je en tirant vers moi le menu. Vraiment pas fameux mais ça changeait de ce que je mangeais d'habitude chez moi. « Je crois que je vais prendre un hamburger et un coca ainsi que des.. crêpes au nutella »

Oui, j'étais peut être morte mais je savais apprécié les bonnes choses. Elle me regarda d'un drôle l'air un moment se demandant si je me payais sa tête. J'avais dans l'idée qu'elle ne reprendrait pas son service demain matin celle là. J'esquissais un sourire des plus large avant de la presser d'un regard explicitement haineux ou du moins haineux et elle repartit en cuisine. Deux minutes plus tard où j'avais du écouter le cher « bambin » de Will avalait par trois ses gouffres, elle m'apporta ma commande. Malheureusement mon steak n'était pas assez saignant, je la gratifiais pourtant d'un sourire avant de remarquer qu'il était pourvu de tout sauf de ketchup.. J'observais celui qui trônait près de moi et une idée me vint. Quelques secondes plus tard, celui-ci disparut sous ma table – sans que personne ne le remarque bien entendu – et je fis semblant de paraître perturbée. Cela inquiéta ceux du bar mais je n'en avais que faire et je les fis taire d'un regard meurtrier. Je sais que je n'avais pas prévu de me lancer ce soir mais je suppose qu'on ne prévoit pas tout à l'avance et cela me changera certainement les idées. Je commençais vraiment à en avoir marre de tout et un peu de torture et de mensonges ne pouvaient pas de mal. Du moins, surtout pas à moi.

Je me tournais donc vers le jeune brun – ce qu'il restera toute l'éternité fatalement – et observais un moment avec insistance le ketchup qui trainait sur sa table avant d'ouvrir la bouche pour la finir directement. Au bout de quelques secondes, j'optais pour une mine désolée et mi-gênée avant de pointer la bouteille remplie d'un liquide rouge – qui me donnait envie d'un tout autre liquide qui serait à peu près de la même couleur – avant d'articuler accompagné d'un de mes beaux sourires.

-« Euh pardon mais euh.. Je veux dire, comme vous mangez.. Ou plutôt engloutir ces gaufres, vous n'aurez certainement pas besoin de ketchup. A moins que vous ne soyez encore plus bizarre que moi à mélanger le ketchup et ça » dis-je en pointant sa prochaine bouchée. « Non ? »
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MessageSujet: Re: Une rencontre certainement peu enviable |Noah| Sam 27 Mar - 23:35

C’est en une micro seconde que l’atmosphère dans le fast-food se gela. Il eu suffit d’un pas dans la salle pour changer radicalement l’ambiance détendue accompagnée de petits bavardages en un lieu silencieux où seuls des regards furent échangés. Non pas ce genre de regard que peuvent s’envoyer deux personnes qui se comprennent simplement, mais plus ces regards en coin signifiant souvent ces choses que l’on n’ose pas dire à voix haute. Oui, la quiétude du matin était partie loin, bien loin. Pourtant, cela n’empêcha pas le vampire de continuer à avaler ses gaufres. Mais quelque part, il vint se demander si l’aura d’un vampire « âgé » - utilisons des guillemets pour ne pas froisser ces êtres multi centenaires – pouvait être également ressentie par les humains. Dégageaient-ils plus de dominance naturelle ? La nature était bien souvent faite de manière bien étrange, que peu – si ce n’était personne – ne pouvait comprendre.

Le bruit des talons – unique bruit habilité à rompre le silence pesant – traversa la pièce. Du fait de l’odeur qu’elle dégageait et de la provenance des sons, Matthew pouvait la sentir s’approcher, puis finalement s’installer à une table peu éloignée de la sienne. D’ailleurs, par moment il pouvait sentir son regard sur lui. Rien de bien étonnant, puisque c’était souvent ce qui arrivait lorsque deux vampires se croisaient alors qu’ils n’étaient entourés uniquement d’humains. D’une oreille distraite, Matt écouta la scène qui se déroulait à côté de lui. Son regard resta posé sur son repas, n’en ayant pas besoin pour décrypter la scène. Tout ceci ne l’empêchait pas de continuer son « repas » qui le ferait tenir jusqu’à être arrivé à son appartement où il pourrait enfin avaler quelque chose de « consistant ». Ces gaufres n’étaient qu’un palliatif pour permettre un retour serein, sans provoquer l’impardonnable. Évidemment, s’il en avait eu réellement besoin, Matthew aurait mordu Emily. Mais il aurait également fallut qu’il le veuille, et ça ce n’était pas prêts d’arriver. Le vampire s’était toujours jurer qu’il ne la mordrait pas, par peur de ne pas pouvoir s’arrêter. Pourtant cela ne l’empêchait pas de se nourrir de victimes volontaires, sans pour autant les éliminer.

Ces dernières pensées vinrent faire oublier au vampire ce qu’il écoutait, et était désormais ailleurs. D’ailleurs, il avait arrêté d’avaler – sans grande classe, mais il s’en fichait – la nourriture qu’il avait commandée plus tôt. Non, son regard s’était perdu dans la rue où les passants se faisaient plus nombreux, les ivrognes et junkies étant remplacés par les hommes d’affaires et travailleurs. L’air semblait plus serein, plus sain. Pourtant, rien de bien particulier n’avait changé, et les choses n’importaient pas si on voulait parler de sécurité. Tout du moins, rien ne changerait pour le vampire. Comme si un ouvrier serait plus dangereux qu’un ivrogne ! Mais au moins, cette vision confirmait une règle : Vegas est une ville qui ne s’arrête jamais !

Finalement, le vampire fut tiré de ses pensées par une voix qui vint l’interpeller. Dans l’immédiat, seuls des mots tels que « gaufre » « engloutir » et « ketchup » atteignirent son cerveau, attendant désespérément les autres mots qui composaient la phrase. Matthew n’aimait être dérangé, et encore moins être découvert en train de rêvasser. Il aimait ces moments où il se sentait « ailleurs ». Très rapidement, les paroles qui lui avaient été adressées arrivèrent enfin en entier. D’ailleurs, son contenu put surprendre l’homme qui détourna le regard de son repas vers la vampire qui venait de l’interpeller. Un vampire s’intéressant aux préférences culinaires d’un autre vampire ? Voilà qui pouvait être étrange. Très, même. Décidément, Las Vegas surprendrait encore et toujours le vampire qui semblait imperturbable, un morceau de gaufre planté dans sa fourchette. Après tout, pourquoi se laisser perturber par une vampire fortement plus âgé que lui, demandant une bouteille de ketchup d’un air faussement désolé ? Et bien oui, c’est la routine, non ? Presque hein. Matthew avait décidé qu’il opterait pour une approche qui ne lui conviendrait certainement pas : l’amabilité. Oui, la gentillesse envers une autre personne alors que ça ne le branchait pas spécialement était une des choses que Matt détestait le plus. L’hypocrisie. D’ailleurs, il est plus dans ses habitudes d’envoyer tout simplement balader la personne en question, afin de conserver tranquillité et sérénité. Tout du moins, cette méthode fonctionne particulièrement bien sur les humains ou vampires inférieurs, puisqu’étant un animal, il émane de lui une « force » obligeant les plus faibles que lui à se soumettre. Étonnant ? Pas vraiment. C’est ainsi dans le règne animal, c’est ainsi dans le monde des vampires. Alors les humains étant plus faibles que lui, c’est facilement qu’il arrive à s’imposer parmi les vivants.

Pour en revenir à notre vampire intéressée par le ketchup, Matthew attrapa la bouteille rouge qui était placée contre la fenêtre et la tendit vers la femme. Un sourire – aussi faux que large – se dessina sur les lèvres de Matthew, dévoilant ses canines qui n’étaient certainement pas un secret pour les deux protagonistes de cette scène. Mais après tout, bien qu’il ait décidé de ne pas les lui cacher, ce n’était pas dans son habitude de les divulguer si facilement. Il n’y avait que lorsqu’il était affamé qu’elles pointaient leurs extrémités, et en l’occurrence, c’était le cas. D’ailleurs, si ses canines n’étaient pas là pour le démontrer, l’assiette de gaufres était là pour le rappeler.


- Je vous en pris, je n’ai pas encore perdu le goût pour avoir l’idée saugrenue de mélanger ketchup et gaufres au sirop. Ou à la limite, je remplacerais la tomate par quelque chose qui contiendrait plus de… Fer… Oui.

Et bien quoi ? Vous voulez peut-être que deux vampires se mettent à parler de la pluie ou du beau temps ? Si vous voulez tout savoir, Matthew préfère la pluie et le temps orageux. Vous vous demandez pourquoi ? Restons logique : il n’y a que lorsque le temps est mauvais que le soleil se cache. Alors des jours pareils, le vampire est au top de sa forme et apprécie ainsi les sorties diurnes. Mais pour aujourd’hui, le soleil était bien présent et il ne se faisait pas prier de le montrer. Régulièrement ses rayons, reflétés par les pare-brises des voitures, venaient à la rencontre des yeux de Matt ce qui, instinctivement, forçait le jeune homme à pousser un peu plus ses lunettes sur son nez, comme si les rapprocher de ses yeux allait empêcher cette lumière de l’éblouir.

- Au fait, méfiez-vous de la serveuse. Elle a l’air un peu rancunière et du genre à cracher dans votre coca. Et puis elle ne semble pas vous apprécier !

Matthew regarda simplement du coin de l’œil la vampire qui devait certainement avoir l’habitude de ne pas être apprécier par les humains. Les humaines, en particulier, devaient certainement la jalouser puisque même si c’était une vampire – et donc qu’elle émanait des phéromones capables de rendre un gay hétéro – il fallait avouer qu’elle avait tout de même des formes séduisantes. Bah… De toute façon Matthew pensait cela de toutes les vampires qu’il croisait, puisqu’il n’avait jamais sut faire la différence entre leur pouvoir vampirique et leur véritable beauté naturelle. Si on pouvait s’exprimer ainsi pour un vampire. Mais pourquoi le jeune homme avait-il pensé que l’inconnue devait facilement s’attirer la haine de la part des humains ? Probablement à cause de cette atmosphère tendue qui était apparue lors de son entrée dans le fast-food, mais qui ne semblait pas l’interpeller plus que ça.

De plus, Matthew vint s’interroger sur la pertinence de sa remarque. Etait-ce réellement judicieux de faire remarquer à un vampire qu’une personne ne l’appréciait pas, encore moins qu’elle ait put gâcher sa nourriture. Pourtant, quelque part, ça amuserait Matt de voir la réaction de cette femme qui ne se laissait certainement pas marcher sur les pieds. Non, l’éternel n’était ni devin, ni profiler, il avait juste à sentir ce genre de choses, ces détails de la personnalité. Après tout, il est toujours mieux de connaitre les personnes que l’on a en face de soit, qu’elles se présentent comme alliées ou comme ennemies ! Quoi qu’il en fut pour l’instant, Matthew attendit la suite de cette histoire avec un brin d’amusement. Il avala, ou plutôt « engloutit » une gaufre.

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MessageSujet: Re: Une rencontre certainement peu enviable |Noah| Lun 29 Mar - 19:17

Je dois dire que commencer une conversation ainsi était.. totalement stupide et en plus, il était presque certain au regard – non pas surpris mais totalement entendu – qu'il me lançait qu'il m'avait flairer. Je détestais faire ça, dire ce mot comme si nous étions des animaux – bien que nos sens étaient bien trop développé pour être ceux d'animaux, c'était la meilleure métaphore étant donné qu'un chien flairer ses proies tout comme le reste des animaux.. sauvages – et j'avais tout d'un être humain bien que cela ne soit qu'un façade. Il y avait des éléments assez rebutant dans la vie d'un vampire comme par exemple le fait que nous soyons si sensible à cette odeur de putréfaction – Ean n'avait pas été bien plus vieux que moi alors cela ne m'avait pas autant gêné mais je comprenais que avec les cinq cent cinquante cinq ans, je devais bien sentir or lui ne sentait.. presque rien, juste assez pour que je comprenne de quel bord il était. Selon les informations que j'avais recueilli sur l'oreiller – je n'obtiens jamais par la souffrance surtout quand ça peut être le contraire et après tout, je ne refuse jamais une partie de jambe en l'air quoique pas avec n'importe qui - la dernière fois de mon cher William, il ne devait pas être très âgé. Tout juste une centaine d'années – 115 ans exactement – d'après mes souvenirs ce qui est assez ironique, on a beau faire des vagues, on se souvient toujours très nettement comme si on le vivait à l'instant ce qu'on a vu, entendu ou fait à cause de cette mémoire dotée aux vampires. C'était vraiment lassant. Les erreurs qu'on souhaitait oublier, on devait faire le mieux possible pour les mettre de cote et ne pas y penser or on ne les oublie jamais. Or j'avais fais plusieurs choses dont je n'étais pas fière mais pas en tant que vampire – après tout c'est le pied de faire ce que l'on veut et de tuer qui on veut sans contraintes autres que celle de ces stupides hunters – juste en tant que humaine.

Je baissais les yeux sans ciller une seule fois vers la bouteille de ketchup qu'il me tendait tout sourire. Je connaissais ce genre de sourire – j'en avais trop l'habitude, ils étaient quasiment ma marque de fabrique – pourtant je lui souris d'avantage. Quand on est dans l'hypocrisie, il faut y aller à fond car plus profond c'est, mieux ça passe. Ses canines pointaient – certainement dû à la faim qui le tiraillait car malgré le nombre de gaufres qu'il pourra engloutir, elle sera toujours là étant donné qu'elle est constamment présente dans la vie d'un vampire – heureusement ou malheureusement pour le peu qui sont «  pacifiques ». Je me doutais que tout comme moi le fait de manger maintenant – bien que mon repas soit un peu plus sanglant ce qui me donnerait peut être moi l'impression de manger du carton car c'était l'impression que j'avais en mâchant les solides car la vie d'un vampire n'est faite que de liquides dès sa transformation terminée.

-« Je vous en pris, je n’ai pas encore perdu le goût pour avoir l’idée saugrenue de mélanger ketchup et gaufres au sirop. Ou à la limite, je remplacerais la tomate par quelque chose qui contiendrait plus de… Fer… Oui. »

Je souriais à sa petite blague pleine de sous entendus. Oui, il n'y avait pas de doute, il savait ce que j'étais mais ce qui au fond me faisait jubiler, c'était qu'il ignorait qui j'étais encore. Je pouvais toujours mentir, il ne s'en rendrait pas compte et cela m'amuserait. Enfin quelque chose qui m'amuserait car en ce moment avec les « corvées » que me confiait Sean, et Tom qui n'en faisait qu'à sa tête, ces derniers temps étaient un peu oppressants autant qu'un être sans poumons puisse le ressentir. Parfois, je me demande ce qui était le mieux : pouvoir manger sans que les choses n'aient encore perdu leur goût ou ne pas sentir autant le cadavre ? La deuxième me semblait la mieux car je m'étais toujours dis qu'avec l'entrainement que je m'efforçais pour sembler le plus normale possible, eh bien les choses n'avaient plus les même valeurs. Pour moi, la nourriture solide ne faisait plus parti de l'alimentation d'un vampire du moins d'un vrai. Il n'y avait aucun doute possible, ce Matthew n'était en rien un vampire car aussi loin que je ne m'en souviennes – c'est à dire assez loin tout de même – je n'avais pas croisé de vampire aussi « herbivore ».

Un rayon passa a travers la fenêtre ce qui le fit remettre en place ses lunettes. J'esquissais une petite moue boudeuse. Je n'allais pas jusqu'à dire que le soleil ne me faisait plus rien – je n'irais jamais le crier sur tous les toits non plus – mais je n'y prêtais plus attention. Il m'arrivait même parfois d'apprécier son existence car plus tard lorsque mes victimes seront au pied du mur, la chose la plus belle et à laquelle elles penseront le moins sera de ne plus pouvoir voir le soleil se lever. C'est quelque chose de merveilleux qu'il m'a fallu attendre plus de deux ans quand même pour l'apprécier pleinement non sans planter mon regard directement sur le soleil – même les mortels ne le font guère alors – mais je pouvais voir tranquillement les nuances changeaient à leur rythme. Eurk ! Je devenais un peu trop sentimentale tout à coup, je devais me reprendre. J'esquissais un sourire avant d'attraper la bouteille et en verser le contenu sur mon hamburger – à l'intérieur – à une vitesse trop rapide pour que les yeux d'un être vivant ne puissent cligner pour la mettre exactement à la même place que lorsque je faisais mine de l'attraper. Je pense que même lui ne le remarqua pas, trop occupé à fuir la lumière encore peu vive de la boule aux rayons.

-« Au fait, méfiez-vous de la serveuse. Elle a l’air un peu rancunière et du genre à cracher dans votre coca. Et puis elle ne semble pas vous apprécier ! »
-« Oh, j'ai l'habitude ne t'inquiète pas »
répondis-je distraitement ayant déjà décidé de son sort depuis l'instant où j'étais entrée dans le fast food. « C'est toujours dans le même genre. Ils ne se rendent même pas compte de la chance qu'ils ont d'être ce qu'ils sont, d'avoir ce qu'ils ont. Toujours à vouloir ce qu'on a pas »

Pour ma part, c'était presque la même chose bien que j'ai déjà tout, je voulais toujours plus. Eh bien oui, j'avais toujours été une enfant – ou femme – pourrie gâtée par ses amants alors. Je me gardais bien de le lui dire, j'avais envie de la jouer à la pauvre vampire qui regrette sa vie d'humaine. Dans un sens, cela ne serait jamais le cas. Ceux qui me connaissent – vraiment hein pas les autres imbéciles que je tourne en ridicule avant de m'en débarrasser car ils deviennent collants – le savent très bien. Je suis tellement heureuse en tant que vampire que je ne songe pas un seul instant à ce qui aurait pu se passer si cette nuit là, je n'avais pas été mordue. J'esquissais un pauvre et triste sourire à son attention avant de lancer un regard haineux à la serveuse qui nous regardaient – elle n'avait pas autre chose à faire, comme m'apporter ma commande par exemple ? - vraiment, y en avait qui était prédestiné à rencontrer ma personne. Je suis certaine que sa mort fera bien plus de bien que de mal, après tout, deux ou trois en une nuit toutes les semaines, ce n'était pas excessif. Oh! J'oubliais que mon régime avait été ralenti par prudence par ces hunters.. Grr..

Cette fois-ci dans un geste lent – humain quoi – je versais mon ketchup sur mon hamburger – il n'en avait jamais trop étant donné qu'au final, ça avait le même goût de carton alors – avant de lui rendre dans un sourire aussi forcé que possible montrant que mes dernières paroles m'avaient quelque peu perturbé. Je posais la seule serviette dont on m'avait gratifié sur les genoux – bah oui, un peu de classe quand même – avant de humer ma boisson. Je fermais les yeux en prenant une grande inspiration. Il y avait trop de son odeur putride – et je m'y connaissais – dans ce verre pour ne pas que notre cher Matthew n'ait pas raison. Vraiment, je ne m'attendais pas à ça. Vegas a vraiment de plus en plus d'imbéciles à son compte. J'esquissais néanmoins un sourire, une idée me vint à l'esprit me faisait jubiler. De l'autre côté du comptoir, je regardais la serveuse l'observait – du moins lorsqu'elle pensait que je ne la voyais pas – avant de poser ma boisson sur la table et de faire tomber celle-ci sur la table. Sans le faire exprès bien entendu – un sourire accompagné d'une mine plus que gênée réglaient tout – ce qui attira l'attention des peu de personnes présentes – les femmes en plus car je savais que les hommes ne m'avaient pas quitté des yeux réellement.. si prévisibles quand même. Je soupirais intérieurement.

Je me levais dans un geste fluide et gracieux avant de changer de table, la mienne ayant été victime de mon coca-cola pour venir m'installer juste en face de mon interlocuteur.

-« Pollué » lui répondis-je simplement. « Je suis Sixtine au fait. Comme nous mangeons « ensemble », entre guillemets, j'ai supposé que se serait bien de se présenter. Je suis assez vieux.. jeu comme on pourrait le dire. Non.. Attends d'avoir fini ce que tu as dans la bouche avant de parler » lui demandais-je avec un demi sourire un peu trop amusé à mon goût.
-« Mademoiselle ? » m'appela-t-on car avons le, j'étais bien la seule que l'on pouvait appeler ainsi là.

Je me tournais pour faire face au cuisinier qui me regardait – au mauvais endroit comme d'habitude – d'un air embarrassé en me tendant d'autres serviettes. Bien ! Au moins, cela prouvait qu'ils en avaient mais malheureusement ils étaient radins. J'esquissais un sourire en le remerciant rapidement avant de poser une des serviettes sur ma cuisse afin d'en faire partir l'humidité. Heureusement que je n'aimais pas tant cette jupe au final, les sacrifices sont bons de temps en temps. J'allais pouvoir demander à Will de m'en acheter une nouvelle collection après tout, c'était à cause de son Matthew chéri que j'avais bousillé ma tenue de la soirée même si on songe que j'allais me changer quand même.
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Une rencontre certainement peu enviable |Noah|

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